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Ces dernières semaines, les élus locaux, ont été décriés, et désignés comme étant les principaux responsables de la crise, de la vie chère et de la dégradation des conditions de vie des guadeloupéens. Oui, je n'ai de cesse de le rappeler, les élus portent une grande part de responsabilité. Nous devons, au-delà des échéances électorales, nous investir chaque jour au profit d'une population qui nous a fait confiance et qui compte sur nous. Nous devons également faire fi des dogmes partisans et nous élever au niveau des intérêts supérieurs de notre pays.
Cette méthode que j'appelle de mes voeux, faite de sincérité, de dévouement et
d'Engagement politique, fait le succès de notre collectivité et l'envie de nombreux observateurs. Qualifiée jadis d'opportunisme, cette politique n'est en fait que le fruit d'un pragmatisme bien réel. Dans un petit pays, comme la Guadeloupe, nous devons appliquer les bonnes idées, les bonnes méthodes et travailler de concert avec tous ceux qui veulent avancer et contribuer à construire une société nouvelle plus juste et plus solidaire.
Depuis 7 ans maintenant,
la famille baie-mahaultienne demeure au coeur de notre Engagement : le plan de titularisation du personnel communal, la révision des carrières des agents, le versement des rappels et autres indemnités salariales, la politique d'intégration des emplois aidés et des emplois jeunes, la régularisation foncière des terrains du bourg, de Trioncelle et de Blachon au profit des occupants, la politique visant à favoriser l'accession à la propriété des locataires des Muscades, d'Amandines de la Jaille et de Mazouloute?. La politique de réserve foncière entamée depuis quelques années pour que nous maîtrisions notre Avenir et afin que nous puissions contribuer à l'émergence d'un secteur agricole, véritable pôle de développement économique et vecteur d'emplois.
Une politique d'aide et d'accompagnement des acteurs économiques, que nous conduisons à travers nos services, mais au-delà, avec bientôt la création de la première pépinière d'entreprises de la Guadeloupe. Et demain, le lotissement communal dédié aux artisans de la ville. Enfin, à terme notre volonté est de doter notre ville, mais surtout notre pays d'un véritable Technopôle, lieu d'Excellence et Carrefour des projets innovants de notre Guadeloupe au coeur de la «
vallée du Morne Bernard ».
Ces projets, cette volonté politique nous l'exprimons depuis 2001 à travers notre livre blanc, le schéma directeur de l'aménagement et du développement du territoire. Aujourd'hui, cette ambition, ces projets, ces actions se déclinent tous les jours dans notre Engagement au profit de notre population et de notre pays.
J'observe toutefois que si nous possédons incontestablement un savoir-faire dans la gestion de nos politiques publiques, nous aurons à accentuer nos efforts pour le faire-savoir. Notamment dans l'existence des nombreux programmes que nous mettons en oeuvre en direction des jeunes. Trop souvent, nous souffrons d'un déficit de communication, et ces derniers ignorent ce que nous faisons et les actions qui peuvent contribuer à favoriser leur insertion professionnelle.
Pour tenter d'y remédier, la ville a entrepris de lancer une série de débats, d'échanges et de forums participatifs : les rendez-vous économiques, colloques sur l'Art, Esprit critique sur la question des élections européennes, les Débats autour de la révision du plan local d'urbanisme. Autant de rencontres, de lieux d'échanges et d'expression qui témoignent de notre volonté d'instaurer une véritable démocratie participative et surtout une formidable occasion de faire remonter la « parole-Vraie» du citoyen. Aussi, et parce que la nature a horreur du vide, et que « nous sommes les meilleurs experts des affaires guadeloupéennes», j'invite chacun à investir ces espaces de dialogues. Comme le dit, si bien Aimé Césaire, « le temps de nous-mêmes est arrivé ».Nous ne pourrons encore longtemps désigné l'Autre, c'est-à-dire l'élu, le chef d'entreprise, notre voisin, comme le responsable de tous nos malheurs. Pour cela, il est temps que chacun s'interroge sur
« ce qu'il peut faire pour son pays et non ce que son pays peut faire pour lui ».
Je persiste à penser et à croire qu'il n'existe plus véritablement d'idées de gauche et d'idées de droite, mais qu'il existe de bonnes et de mauvaises idées. Les réformes économiques et financières similaires mises en oeuvre aux Etats-Unis d' Amérique, dans l'ensemble des pays de l'Union Européenne, depuis la crise financière internationale et indistinctement des gouvernements en fonction confirment la pertinence de cette analyse. On assiste à la fin des partis historiques, des clivages stériles, des dogmes passéistes et à la (Re)naissance des Hommes. Les choix opérés par un président démocrate, tel que Barack OBAMA, consacrent également cette théorie.
Enfin et surtout, le grand défi du troisième millénaire, sera la lutte contre le réchauffement climatique, notre faculté à trouver de nouvelles sources d'énergie, et de développer de nouveaux modes de consommation. Ainsi, les grands enjeux du troisième millénaire ne résident plus dans nos clivages mais dans notre faculté à nous mettre ensemble pour trouver des solutions pérennes et assurer un développement durable.
Je l'ai maintes fois dit et répété, on ne fait pas de la politique pour nos concitoyens, mais avec nos concitoyens. Cette idée demeure encore et pour longtemps, le fil d'Ariane de notre pensée et explique en grande partie le succès de notre politique.
Bonne fête à tous !
Le Maire,
Vice-Présisdent du Conseil Général,
Ary CHALUS
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