Voilà neuf ans que la municipalité de Baie-Mahault place la Jeunesse au coeur de ses engagements. Depuis 2001, la Ville s'est toujours engagée à mener des actions avec comme mission l'intégration professionnelle des jeunes. C'est pourquoi elle multiplie les partenariats et initiatives en ce sens, apporte une contribution financière aux associations, mobilise les entreprises, offre une stabilité aux emplois jeunes.
Plus que jamais soucieux de voir les jeunes s'approprier
et/ou se réapproprier leur avenir, les «Etats Généraux de la Jeunesse» seront
l'occasion de faire prévaloir le principe même de démocratie participative,
symbole d'écoute, de dialogue et de collaboration.
Les Etats Généraux de la Jeunesse s'adresse à tous les
jeunes Baie-Mahaultiens âgés de 16 à 30 ans, qu'ils soient élèves, étudiants,
en formation, en situation d'insertion, porteurs de projet, salariés ou à la
recherche d'emploi.
Télécharger ici le dossier de presse des Etats généraux de
la Jeunesse
Retrouvez les Etats généraux de la Jeunesse sur Facebook.
LES PROBLEMATIQUES
La
jeunesse, première victime de la crise sociale ...*
Les EGJ émane de la volonté du Maire, qui a eu cette idée
en travaillant lors de sa formation dans l'ingénierie sociale à l'INJEP
(institut national de la jeunesse et de
l'éducation populaire).
Ce n'est ni un début ni même un prolongement, c'est la
continuité
d'une politique mise en oeuvre depuis 2001 par le Maire qui est aussi président
du CISPD (conseil intercommunal de la sécurité et de la prévention de la
délinquance). Issu du mouvement associatif et proche des jeunes, Ary Chalus a
toujours eu à coeur de favoriser l'insertion des jeunes. D'ailleurs, l'une des
premières mesures mises en oeuvre par la ville fut le « TRACE »,
trajet d'accès à l'emploi. C'est d'ailleurs assez drôle car aujourd'hui, TRACE
(la radio) est un de nos partenaires sur les EGJ. Au-delà de cette première
mesure, bien d'autres ont vu le jour ; parmi les plus significatives, on
peut citer la création des 3 entreprises d'insertion, les aides à la formation et
les partenariats avec les entreprises qui recrutent des stagiaires, des
contrats de professionnalisation ou des contrats à durée indéterminée. Mais
l'engagement
le plus symbolique fut l'intégration de tous les emplois aidés (300) alors même
qu'ils ont été recrutés par la précédente équipe municipale. La Ville a gardé tous les
emplois-jeunes ; soit plus de 300 emplois pérennisés. C'est la première
mesure sociale en direction des jeunes. Ce qui nous a valu en 2007 un prix au
niveau national, pour le management social (prix attribué par le groupe
Moniteur).
Baie-Mahault attire : centre commerciaux, 5 lycées,
vie nocturne, manifestations, concerts ! Mais c'est toute la conurbation
urbaine qui est chaude. je participe aux réunions de coproduction de sécurité
présidée par le sous-préfet et le procureur. On y trouve l'ensemble des
services de sécurité (police, gendarmerie), le rectorat et les 4 villes de
l'agglomération. Les chiffres sont éloquents et en constante augmentation (pas
nécessairement sur Baie-Mahault). D'ailleurs aujourd'hui, on constate que le
phénomène de violences s'étend hors agglo. Les derniers évènements en
témoignent (Gourbeyre, Sainte-Rose, Capesterre). Ce sont des exemples, il ne
s'agit pas de stigmatiser telle ou telle commune car l'ensemble du territoire
guadeloupéen est touché par le phénomène de la violence. Baie-Mahault n'y
échappe pas, nous ne sommes pas une « bulle ». Et, parce que nous ne
pratiquons pas la politique de l'autruche, nous avons pris à bras le corps le
problème ; 3 opérations de résorption d'habitat insalubre (Agathon, la
Jaille et Fond A Roc). On poursuit l'amélioration de l'habitat et du cadre de
vie dans certains quartiers sensibles, parc floral, foyers, cyber base. Le
maire a suivi personnellement la réhabilitation du quartier de la Digue en
relogeant la population. Un coin « difficile » qui sera une de nos
plus belles entrées de ville avec aménagements des berges lacustres et cours de
tennis. Dans les mesures d'insertion par l'emploi, nous avons ciblé certains quartiers
dits difficiles.
Il ne faut pas crier victoire mais depuis plusieurs mois,
on constate une nette amélioration du climat social. Ces derniers temps, on a
eu beaucoup de manifestations, de concerts pour les jeunes (Ex : Elephant
man) qui se sont déroulés sans heurts.
Recueillir les doléances des jeunes, les écouter et
mettre en oeuvre avec eux. Il ne s'agit pas de faire « pour », mais de
faire « avec ». L'étape
importante des EGJ sera le recueil et l'étude des questionnaires qui seront mis
à disposition durant ces 3 mois. En ce qui me concerne, ce que j'espère c'est
de ne plus entendre le sempiternel discours, « on ne fait rien pour les
jeunes », « les élus ne pensent qu'à eux ». C'est la raison pour
laquelle, nous avons été plus loin que ce qui se fait généralement dans
l'hexagone.
Ary Chalus nous a présenté l'enquête de terrain qu'il a réalisée
sur la ville de Colombes lors de sa formation. Généralement les communes vont à
la rencontre des jeunes et les écoutent. La ville de Baie-Mahault, pour être
crédible et (re)donner confiance, parce que tous le monde parle de jeunes, mais
et après ?
Nous avons élaboré le guide de l'insertion de la formation et
de l'emploi c'est d'une part, faire un bilan depuis 2001 des actions
entreprises car elles sont nombreuses et d'autre part proposer 12 mesures
concrètes qui commencent après les EGJ et financées sur notre Budget primitif
2010. Volonté politique mais traduction financière concrète, les
mesures sont financées à 100% par la ville.
A l'issue des EGJ, on aura certainement d'autres mesures et des propositions
émanant des jeunes. On sollicitera des co-financements aux assemblées locales
et à l'Etat.
Nous sommes une ville riche d'idées et de dynanisme et
nous luttons contre les lieux communs qui consistent à penser que nous avons
les moyens financiers, ni lagen ! La vérité c'est que nous nous donnons
les moyens et que nous avons la chance d'avoir un Maire qui a une vision claire
et précise du développement de sa cité. Pour vous prendre un exemple :
l'opération des permis de conduire gratuits pour les jeunes demandeurs
d'emplois, nous la pratiquons depuis 4 ans. Pendant les vacances scolaires,
c'est une centaine d'étudiants qui perçoivent 1000 euros pour donner des cours
de soutien scolaire et assurer des vacances gratuites (opération village vie
vacances) à près de 800 jeunes. Nous avons lutté contre la « fracture
numérique » en installant le premier Espace public numérique à Lacroix dès
2001. Ces mesures ne coûtent pas chers et souvent elles sont cofinancées par
l'Europe, l'Etat ou les collectivités locales. Autre exemple : les
chantiers d'insertion (PAIE 2002) que nous menons le long du littoral. Par ce
biais des co-financements, la ville apporte 20% du montant total des
investissements. Comme le demande Ary Chalus, on réfléchit et on travaille dans
l'intérêt de la population ; on ne cherche pas à s'ériger en exemple. Mais
si une collectivité veut faire une expérience similaire, nous demeurons à sa
disposition. Dans cet esprit, car c'est un problème guadeloupéen, et non pas
baie-mahaultien. J'ai proposé au chef de projet (M. René) du CUCS (contrat
urbain de cohésion sociale) qui regroupe les 4 communes de l'agglomération de
voir dans quelle mesure l'on pourrait élargir notre action communale à
l'ensemble de l'agglomération, mais ce n'est qu'une proposition ! C'est
aussi une vision que le Maire partage avec le procureur de la République
(Jean-Michel Prêtre) au sein du CISPD, en développant d'autres actions. Cela
pour une raison simple : régler notre « problème » sans tenir
compte du contexte local, revient à rejouer le « mythe de Sisyphe ».
Ce serait une sorte de victoire à la Pyrrhus.
L'accueil des EGJ est excellent parce qu'ils ont
l'habitude de nous voir sur le terrain. on se rencontre souvent. Hier, on était
en train de remettre des questionnaires EGJ et des guides de l'insertion, tout
en distribuant des tickets de concerts de Diam's dans des quartiers sensibles.
Chaque année on réalise le carrefour de l'emploi, les journées de l'insertion.
La mairie annexe de Jarry organise les rendez-vous économiques pour les
porteurs de projets ...
Nous ne faisons pas un « coup », et cela ils
le savent. Les EGJ ne sont qu'une « modélisation » de notre politique
en faveur de la jeunesse. Dans la com',
nous avons introduit un élément original. Les jeunes qui font la com' sont des
jeunes insérés par la ville, (F. THEOBALD, Livie PAOLA, Pairle URSULET, Victor
BOGAT), soit la meilleure preuve de l'action entreprise par la ville, toujours
pour rester dans un climat de confiance. Le message est clair ; si ils y
arrivent vous aussi vous pouvez y arriver. Pas seulement par un recrutement
ville mais dans une entreprise ou en créant votre emploi.
Le terme « jeunes » que
l'on utilise aujourd'hui est erroné. Il faut que les mesures et le discours
soit précis : jeunes chômeurs, jeunes étudiants, jeunes porteurs de
projets, jeunes chefs d'entreprises, jeunes marginaux... Le terme JEUNES, est
impropre ! Difficile de répondre à votre question parce que la ville
organise ces EGJ. On l'organise, je ne vais pas vous dire, qu'ils l'accueillent
mal !!!! Je vais juste vous dire qu'il est trop tôt pour répondre à cette
question et tirer des conclusions. Rendez vous sur le CCN dans trois
mois !
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