L'année 2009 restera comme celle d'une très forte mobilisation, qui a mis en exergue le profond mal-être qui existe au sein de notre société guadeloupéenne. Cette souffrance, que l'on ne perçoit pas de prime abord, est pourtant bien réelle. En aucun cas, elle ne peut et ne doit laisser les responsables politiques indifférents.
Comme à l'accoutumée, les élus locaux ont été décriés et désignés comme étant les principaux responsables de la crise, de la vie chère et de la dégradation des conditions de vie des guadeloupéens.
Je n'ai de cesse de le rappeler,
les élus portent une grande part de responsabilité. Nous devons au-delà des
échéances électorales, nous investir chaque jour au profit d'une population qui
nous a fait confiance et qui compte sur nous. Nous devons faire fi des dogmes
partisans et nous élever au niveau des intérêts supérieurs de notre pays.
Dans un petit pays, comme le
nôtre, nous devons appliquer les bonnes idées, les bonnes méthodes et
travailler de concert avec tous ceux qui veulent avancer et contribuer à
construire une société nouvelle plus forte et plus solidaire.
Face aux nouveaux enjeux qui
sont considérables, notre collectivité devra se montrer encore plus audacieuse
et anticiper les mutations profondes occasionnées par la réforme des
collectivités territoriales.
La suppression de la taxe
professionnelle constitue la mesure la plus emblématique de ce projet de
réforme. Pour une ville comme la nôtre qui en tire près de 40% de ses recettes
de fonctionnement, soit près de 24 millions d'euros, l'enjeu est de
taille ! D'autant que de nombreuses incertitudes demeurent quant aux
mesures compensatoires.
Une
équation impossible
Les collectivités vivent un
tournant financier de leur histoire. De nombreuses contraintes vont peser sur
leurs capacités financières : augmentation du prix des matières premières,
hausse des taux d'intérêt, réduction des marges de manoeuvre fiscale, suppression
de la taxe professionnelle?.
Sans remettre en cause les
motivations qui souvent président à leur instauration (prévenir les risques
sismiques, favoriser le déplacement des personnes à mobilité réduite), la
profusion des nouvelles normes (hygiène, sécurité ou accessibilité),
contribuent également à accroître les coûts des projets.
Parallèlement, on assiste à une augmentation
légitime des exigences des administrés, devenus « clients-consommateurs »
des services publics.
Les transferts de compétences opérés ont globalement
représenté pour les collectivités territoriales un rythme d'évolution largement
supérieur à celui des recettes destinées à les compenser. C'est dans ce contexte, que les collectivités
locales se posent la question de savoir comment amortir le rétrécissement des
marges de manoeuvre financières ?
Ces nouvelles contraintes supposent
que les collectivités locales, en premier lieu, les communes, modernisent la
gestion locale afin de la rendre plus performante.
Accentuer le rythme de nos
réformes
Par la maîtrise de nos coûts de
fonctionnement (actuels et à venir), la mutualisation des moyens généraux, le
recours systématique aux financements extérieurs (plan de relance de l'Etat,
feder, fse?.). Ces mesures que nous avons entreprises devrons être poursuivies
et même accentuées.
Face à la crise qui perdure, nous
sommes condamnés à faire preuve d'audace et de créativité pour réussir notre
projet politique.
Maintenir le Cap vers
l'Excellence
D'une part, par l'aménagement du
littoral, qui symbolise le rééquilibrage du territoire et la redynamisation de
notre centre ville. D'autre part, par la technopole du Morne Bernard qui consacre
la modernisation du « poumon économique de la Guadeloupe », et fera
du Morne Bernard, un pôle d'Excellence dédié à l'économie de l'intelligence et
aux projets innovants.
Nos communes doivent se réformer
ou disparaître. A défaut, elles ne seront plus en mesure d'agir, et on verra
apparaître la tutelle de l'Etat et celle des assemblées locales. C'est la fin
du mythe de l'autonomie communale, désormais, pour réussir, les communes
doivent faire le choix de la solidarité intercommunale.
2010, sera l'année de tous les
défis pour les collectivités territoriales.
Les temps à venir seront
difficiles, mais la période de crise, nous oblige à être excellents et à nous
dépasser. Plus que jamais,
« l'heure de nous-mêmes a sonné », c'est en puisant dans nos ressources que nous
parviendrons à trouver des solutions permettant d'assurer l'Avenir de nos
enfants.
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